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04 octobre 2010

Sarkozy veut continuer à améliorer la compétitivité de la France

En visite au Salon de l'automobile, ce vendredi 1 octobre 2010 le chef de l'Etat a vanté l'action de l'Etat en faveur du secteur.
Avec la suppression de la taxe professionnelle, le crédit impôt recherche et l'augmentation de la contribution de l'Etat au chômage partiel, c'est près d'un milliard d'euros de plus dont bénéficie selon lui l'industrie automobile française chaque année. "Il ne faut pas s'étonner après que je vous demande où sont construites les automobiles", a-t-il dit en s'adressant au cours d'une table ronde aux PDG de Renault et PSA, Carlos Ghosn et Philippe Varin."Tout ce qu'on fait, c'est pas simplement pour que vous créiez des usines à l'autre bout du monde !, a-t-il déclaré"(*)

Avec ce terme de "compétitivité" on se retrouve au coeur du discours libéral qui fait de la France, une "entreprise", une plate-forme exportatrice de ses produits dans un marché international concurrentiel. 
On ne s'étonne plus que M. Sarkozy chef de l'Etat prenne la parole en lieu et place de son ministre de l'Economie et des finances ou de celui de l'Industrie. Cela nous est coutumier de la confusion des rôles qui règne dans le pays. Mais ce qui nous inquiète c'est la pertinence du discours et le crédit qu'il faut prêter à ces propos. 
En effet lorsqu'on entend le chef de l'Etat promettre aux industriels que "le gouvernement poursuivrait ses efforts pour améliorer l'environnement compétitif de l'économie", il le fait aussi en rappelant les aides publiques accordées aux constructeurs (prime à la casse) (1) et "la suppression de la taxe professionnelle, le crédit impôt recherche et l'augmentation de la contribution de l'Etat au chômage partiel, c'est près d'un milliard d'euros de plus dont bénéficie selon lui l'industrie automobile française chaque année." On commence déjà à douter de la rationalité cout/avantages de ce programme. Elle ne semble pas avoir été étudiée sérieusement et semble douteuse en l'absence de tout rapport chiffré sur le projet. On est ici dans l'improvisation complète. 
Mais ce serait presque rien si la logique de ce discours sur la compétitivité était valide et légitime. Or ce n'est pas le cas. C'est ce qui apparaît lorsqu'il ajoute qu'il faut s'assurer que "le coût du travail ne dérive pas" par rapport aux autres pays européens, "notamment nos voisins allemands". A l'instant même ou revient cette rengaine sur l'exemple allemand on se doute bien que le discours sur la compétitivité elle-même est une véritable supercherie. (2) 
Revenons un instant sur le concept lui-même avant de découvrir dans cette logique de la compétitivité un pseudo rationalisme. Et cette logique boiteuse n'est pas innocente, par le rapport trouble qu'elle entretient avec la politique monétaire, douanière, fiscale, etc. elle apporte l'évidence d'une collusion entre milieux commerciaux et financiers avec le pouvoir politique; une confusion des genres qui avantage quelques-uns au détriment de l'intérêt du pays et alimente la situation de crise économique internationale. Drole de message pour la présidence du G20 ! 

Compétitivité : élements de définition 
Processus multi-factoriel, la compétitivité est la capacité d'une entreprise, d'une industrie ou d'un pays à accroître ses parts de marchés aussi bien sur le plan national que sur le plan étranger. Elle désigne la capacité d'une telle entité à fournir et vendre durablement un ou plusieurs biens ou services marchands sur un marché donné en situation de concurrence. La compétitivité de la production d'une entreprise ou d'un territoire se mesure par la différence de prix de revient relativement à la concurrence extérieure (territoires ou entreprises). (3) 
Plusieurs facteurs jouent dans ce processus tels que : 
- le coût de production : coût du capital (c'est-à-dire taux d'intérêt et rendement attendu par le marché boursier) et coût du travail (salaire main-d'œuvre) ; 
- la productivité : bonne organisation, main-d'œuvre qualifiée,etc. ; 
- l'imposition locale et nationale, et les contraintes administratives (protection de l'environnement par exemple) ; 
- la présence d'infrastructures (routes, réseaux, etc.) ; 
- les externalités positives, liées à la présence de fournisseurs, d'un réseau dense artisanat et PME ; 
- la disponibilité de main-d'œuvre (éducation, formation,etc.) ; 
- les coûts de transport jusqu'à la zone de consommation ; 
- la qualité et gamme de la production et la capacité d'innovation technique et commerciale ; 
- le taux de change par rapport à des producteurs extérieurs (lorsque la monnaie domestique est sous-évaluée, la compétitivité est améliorée). 
Pour synthétiser ces différentes facteurs, on parle par catégorie soit de compétitivité-prix soit de compétitivité-structurelle (hors- prix). La compétitivité prix est plutôt de l'ordre du court terme alors que la compétitivité hors-prix est de l'ordre du long terme. (4) 
Alors que la compétitivité-structurelle est la capacité à imposer ses produits indépendamment de leur prix ( innovation, services, gamme, qualité, etc.), la compétitivité-prix repose principalement sur trois facteurs :
- le comportement de marge des entreprises. Il existe un comportement de marge des entreprises dans la mesure où elle définit le prix en tenant compte d'un pourcentage de bénéfice (ou de marge). Si l'entreprise a ses coûts de production qui augmentent, elle va réduire sa marge de telle façon que la compétitivité prix soit préservée (comportement de marge) ;
- le taux de change. Une monnaie s'apprécie si le taux de change augmente et inversement se déprécie si le taux de change baisse. Cela tient aux mécanismes du marché des changes en système de changes flottants. Si une monnaie s'apprécie dans un pays, les exportations seront moins compétitives. A l'inverse, la dépréciation ou dévaluation d'une monnaie protège un pays (forme déguisée de protectionnisme). La dévaluation n'a de sens qu'en système de changes fixes. Il s'agit d'une mesure de politique économique ;
- les coûts de production. Ceux-ci sont relatifs en fonction des coûts salariaux, des prix des consommations intermédiaires, de la productivité du travail, des économies d'échelle. (5)
Ce qu'il y a d'intéressant c'est que parallèlement à la politique des taux de change (fixes ou flottants), on classe aussi parmi les facteurs de compétitivité (structurelle) : la politique monétaire ! On verra que cela a de l'importance. 

Compétitivité et économie de comptoirs 
Le souci de trouver des marchandises à bon marché n'a jamais pris autant d'acuité que depuis le commerce de comptoirs ou l'économie de traite du 17° siècle qui  consistait à «rassembler et à drainer vers les ports les produits du pays qui étaient exportés bruts, et à répartir en échange les produits fabriqués ». (6) 
Toute l'économie marchande et libérale est organisée autour de ce brillant modèle. L'organisation du commerce international est conçue de façon à dégager un surplus et permettre l'accumulation de capitaux par une confrérie oligarchique. Ce drainage des ressources et gains en or et devises a été envisagé d'un bon oeil par l'autorité publique qui a pu mesurer des entrées fiscales supplémentaires et une élévation du niveau de vie des populations en métropole. 
A l'interdiction stricte des importations et du commerce par des mesures douanières par exemple, dans le cadre d'une politique mercantiliste, s'est substituée l'idée fallacieuse que la richesse des nations dépendait de son commerce. 
Au milieu de l'euphorie générale David Hume émet une légère objection : "Selon Hume, si un pays accroît sa possession d’or grâce au commerce extérieur, alors la circulation monétaire sur son territoire sera accrue et provoquera une envolée des prix et donc une baisse de sa compétitivité commerciale. Cette dernière incidence aura pour effet de transformer l’excédent commercial en déficit, et Hume de conclure qu’à terme les balances commerciales ne peuvent que s’annuler." (7) 
Mais peu importe ! L'objection ne sera reprise que pour justifier un libéralisme absolu puisque sans contrôle tatillon de l'autorité publique, sans souci déclaré de l'équilibre de la balance commerciale ou de la réciprocité d'échange des devises ; le commerce trouve son équilibre de façon naturelle et profitable pour tous. 
D'autant plus que Ricardo prétend compléter "la théorie sur la Richesse des nations" de J. Smith en démontrant un avantage non plus « relatif » mais « absolu » en faveur du libre-échange. La question qui se posait était : « Qu’arrivera-t-il à la nation qui, s’engageant sur la voie du libre-échange, ne dispose d’aucun « avantage absolu » ? En des termes simples, que produira-t-elle si les nations avec lesquelles elle commerce produisent tout avec plus de facilité qu’elle ne le fait ? Ne risque-t-elle pas de voir toute son industrie disparaître ? »
L’objet de la théorie de Ricardo, exposée dans « Des principes de l'économie politique et de l'impôt », est de répondre à cette question en affirmant que même la nation la plus désavantagée accroîtra sa richesse, si elle opte pour le libre-échange." (8)
Forte de ces quelques balbutiements la théorie libérale s'est emballée dans une course vers l'absurde.

Compétitivité : la faillite d'une illusion 
Bien sûr plus une nation s'enrichit par l'industrie et le commerce, plus alors "la circulation monétaire sur son territoire sera accrue et provoquera une envolée des prix et donc une baisse de sa compétitivité commerciale." 
Ce qu'il faut pour maintenir et contrôler l'inflation des prix et donc des coûts de production, c'est faire quelque chose qui soit contraire à la théorie du "laisser faire, laisser passer". Il faut réduire la circulation monétaire ! Même si le pays est riche, il faut qu'il paraisse pauvre, il ne faut pas que l'argent circule, il ne faut pas qu'il soit ni ponctionné par la fiscalité publique, ni redistribué par les subventions ou des salaires vers le public. 
C'est la politique de désinflation compétitive qui est mise en place en France à partir de 1983. 
Il s'agit alors de "lutter contre l'inflation" qui ne nuit nullement en elle-même au marché intérieur, ni même au commerce lorsque la monnaie est faible et les produits nationaux sont "bons marchés" à l'extérieur. Mais cette inflation constante des prix déstabilise la situation des financiers qui voient la valeur de leurs capitaux fondre année après année comme neige au soleil, les poussant à investir dans l'appareil productif sans pouvoir s'appuyer sur des rentes sécurisées. Il faut alors pour ces gens une politique monétaire favorisant une "monnaie forte". Monnaie forte qui pèsera lourdement sur les comptes publics, puisque la revalorisation de la monnaie exigera de "jeter par la fenêtre" devises et autres réserves de change "pour acheter du Franc sur le marché des devises". (Politique d'appauvrissement de la France aveuglement poursuivie par Balladur et Sarkozy comme ministre du Budget entre 1993 et 1995).
Le prétexte de cette politique monétaire de gribouille sera de permettre « l'assainissement des comptes », « d'éviter la surchauffe de l'économie » et de mettre dans l'obligation les entreprises à restaurer une compétitivité structurelle. Ce qu'elles feront en se délestant à la fois de leurs employés et de leur unité de production vieillottes ou délocalisables... Bref forcer les entreprises à verser moins de salaires en France tout simplement. 
Ainsi pour lutter contre l'inflation et la dévaluation, il a fallu mettre en place une politique de rigueur budgétaire et salariale, pour une monnaie rare mais forte.
C'est l'élément important pour restaurer la compétitivité-hors prix et pousser la  recherche de compétitivité structurelle de l'entreprise (restructuration, innovation et délocalisation). Certes, cette politique de "rigueur" a eu un effet positif sur la compétitivité structurelle des entreprises. Mais c'est ce qui nous a conduit au chômage de masse et à une déflation générale. 
Effectivement la politique de désinflation compétitive mise en place en France à partir de 1983 a eu un effet positif sur la compétitivité des entreprises. La balance commerciale est excédentaire sur la période mais le chômage a considérablement augmenté. Cependant, (par coïncidence?) depuis la mise en place par M. Chirac des "poles de compétitivité" et de Mme C. Lagarde comme déléguée au commerce exterieur : c'est l'effet inverse qui se produit; la balance commerciale est fortement déficitaire (jusqu'à -5 Mds d'euro pour le seul mois de juillet 2010).  En fait depuis 2005 cette politique est inopérante sur la balance commerciale.
C'est sur ce constat d'échec absurde que s'appuie le débat sur la mondialisation. 
Ne nous trompons pas, ce discours sur la "compétitivité" émane essentiellement de confréries telles que "Le Forum économique mondial" (World Economic Forum) de Davos ("the fat cats in the snow") et de "l'International Institute for Management Development" qui occupent leurs membres, entre deux opérations financières juteuses, à classer les pays par ordre décroissant. Ainsi les États-Unis demeurent le pays le plus compétitif de la planète. La France se classe au 28e rang, l'Allemagne au 16e rang selon ce classement... C'est très drôle. (9)
C'est à ce sujet que Paul Krugman, économiste au MIT, laisse percer avec bon sens et ironie sa perplexité :
« L'idée que les nations en concurrence les uns contre les autres comme les grandes entreprises est devenue très répandue chez les élites occidentales, dont beaucoup sont dans l'administration Clinton. En pratique, toutefois, la doctrine de la «compétitivité» est absolument fausse. Les grandes nations du monde ne sont pas, à un degré important, dans une compétition économique avec les autres. Leurs principaux problèmes économiques ne sont pas imputables à une situation de "perdant" sur les marchés mondiaux. Cela est particulièrement vrai dans le cas des États-Unis.
Pourtant, les théoriciens de la compétitivité de l'administration Clinton, de Laura D.Tyson Andrea, Robert Reich à Ira Magaziner, présentent des arguments en apparence sophistiqués, dont la plupart sont supportés par une arithmétique négligente et une recherche bâclée. La compétitivité est une idée séduisante, prometteuse de réponses faciles à des problèmes complexes. Mais les résultats de cette obsession sont une mauvaise affectation des ressources, les frictions commerciales et les mauvaises politiques économiques nationales. »
« En Juin 1993, Jacques Delors a fait une présentation spéciale aux dirigeants des nations de la Communauté européenne, réuni à Copenhague, sur le problème croissant du chômage en Europe. Les économistes qui étudient la situation en Europe ont été curieux de voir ce que Delors, président de la Commission de la CE en dirait. La plupart d'entre eux partagent plus ou moins le même diagnostic du problème européen: les impôts et les règlements imposés par les Etats-providence ont rendu les employeurs réticents à créer de nouveaux emplois, tandis que le niveau relativement généreux de prestations de chômage a fait les travailleurs refusent d'accepter ce genre d'emplois à bas salaires qui aident à maintenir le niveau de chômage relativement faible aux Etats-Unis. Les difficultés monétaires liés à la préservation du système monétaire européen face à des coûts de la réunification allemande ont renforcé ce problème structurel. 
C'est un diagnostic convaincant, mais politiquement explosif, et tout le monde voulait voir comment Delors saurait le gérer. Oserait-il dire aux dirigeants européens que leurs efforts pour promouvoir la justice économique ont entraîné le chômage de manière non intentionnelle mais dérivée? Irait-il jusqu'à admettre que la gestion des taux de change (Exange Management System) ne pourrait être soutenue qu'au prix d'une récession et faire face aux conséquences de cet aveu de l'échec de l'union monétaire européenne? 
Devinez quoi? Delors n'a pas affronté les problèmes ni d'État-providence ni de la gestion des taux de change (EMS). Il a expliqué que la cause première du chômage en Europe a été un manque de compétitivité avec les États-Unis et au Japon et que la solution a été un programme d'investissement dans les infrastructures et la haute technologie." (10) 
Voila d'où vient le gadget des « pôles de compétitivité » et le chômage en Europe : des "managers" de la politique monétaire européenne M. Jacques Delors, concepteur de la monnaie unique et accessoirement M. Trichet, l'inusable mais inutile gouverneur de la BCE.
Quant à l'avenir il est toujours dans la coopération internationale ne vous déplaise. Et il en faudra pour réformer le système de régulation commerciale et instituer une chambre de compensation des paiements internationaux afin de compléter le plan de Keynes en faveur du développement durable et du plein emploi.

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(*) http://www.google.com/url?sa=D&q=http://fr.news.yahoo.com/4/20101001/tts-france-automobile-sarkozy-ca02f96.html&usg=AFQjCNFti-ImsQd1mGA2XdHZJlxFPn8OFA
(1)Le nombre de bénéficiaires de la prime à la casse instaurée par le 
gouvernement dans le secteur automobile s'est élevé à près de 600.000 
en 2009, a annoncé le ministre chargé de la Relance, Patrick 
Devedjian, dans un communiqué. 
http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/automobile/2010... 
en France: Instaurée en 2008 et prolongée jusqu’à la fin 2010 de manière dégressive, la prime à la casse française est passée de 1000 à 700 € en janvier 2010 et sera abaissée à 500 € à partir de juilletjusqu’à la fin de l’année.
Elle est valable pour l’achat d’un véhicule neuf émettant moins de 155 g en l’échange d’un véhicule de plus de 10 ans. D’après le ministère de la Relance, environ 600 000 véhicules ont été vendus en 2009 grâce à cette mesure. Cela représente 26 % du marché des voitures particulières (2,2 millions au total) pour un coût de 600 millions d’euros.
http://www.mobilite-durable.org/dossier-du-mois/focus/bilan-des-primes-a-la-casse-en-europe.html
immatriculations en baisse de 19 % en septembre
‎ Cette chute des immatriculations est la sixième d'affilée après dix mois de progression ininterrompue grâce au dispositif de prime à la casse. Les immatriculations de voitures neuves ont encore chuté au mois de septembre en Italie, se repliant de 18,89% sur un an, a annoncé vendredi le ministère des Transports dans un communiqué. 
http://auto.nouvelobs.com/actualites/10461/breve.html 
en Italie: Grâce à la prime à la casse, le marché automobile italien est resté stable en 2009 par rapport à 2008, avec un peu plus de 2,1 millions de voitures vendues. Dotée d’un budget de 1,2 milliard d'euros, cette prime pouvait atteindre 5000 € pour l’achat d’un véhicule "vert".
(2) L'Incitation des autres pays de l'UE à suivre l'exemple de l'Allemagne mènerait évidemment à des excédents de production non vendables à  l'intérieur de l'UE qu'il faudrait vendre à l'extérieur. Comme tout le monde veut suivre la meme politique les excédents qui en  résultent seront invendables et une nouvelle crise se déclenchera.
 http://groups.google.fr/group/fr.soc.economie/browse_frm/thread/11620a55baa7d0c9/121023f41a195bab?hl=fr?f41a195bab?f41a195bab?f41a195bab
(3) http://fr.wikipedia.org/wiki/Comp%C3%A9titivit%C3%A9_%C3%A9conomique 
(4) La compétitivité-prix sur le marche domestique se mesure par le 
rapport entre l'indice des prix à l'importation d'un produit et 
l'indice des prix à la production d'un même produit 
(5) La compétitivité - 1999 
http://webetab.ac-bordeaux.fr/Etablissement/SudMedoc/ses/1999/comp_00... 
(6) L’économie de traite 
Elle prévalut surtout en Afrique de l’Ouest, notamment dans les territoires français : Côte-d’Ivoire, Sénégal et en Ouganda, territoire britannique de l’Afrique orientale. 
Les Européens choisissaient les cultures qui devaient être produite ; là où ces produits existaient déjà, ils exigeaient un accroissement de la production ; là où ces produits étaient inconnus, ils les imposaient aux agriculteurs grâce au système des cultures obligatoires ou plus simplement par le biais de l’impôt qui forçait le producteur à entrer dans le circuit de l’économie monétarisée. 
(7) http://fr.wikipedia.org/wiki/Avantage_comparatif 
(8) http://fr.wikipedia.org/wiki/Avantage_comparatif 
(9) Surtout lorsqu'on découvre que cette compétitivité ne peut être maintenue que par l'exonération et l'évasion fiscale puisque ces excédents commerciaux ne doivent pas se retrouver ni dans la répartition salariale ni les recettes budgétaires. (Ou comme le cas de la Chine fortement bénéficiaire qui s'obstine à dépenser ses réserves de change à l'extérieur.) « [Sarkozy a indiqué qu'il entendait poursuivre les efforts entrepris et que le rapprochement qu'il appelle de ses voeux des fiscalités française et allemande était indispensable dans ce contexte. "Ils sont nos premiers partenaires, ils sont nos voisins. Je ferai tout et plus rapidement qu'on ne l'imagine pour rapprocher nos  fiscalités", a-t-il dit des Allemands. » La bonne blague ! C'est téléphoné? On dirait déjà du racket électoral... On nous invitera aussi à Zurich ou au Luxembourg pour le W-E?
(10) http://www.foreignaffairs.com/articles/49684/paul-krugman/competitive... 

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